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PRESENTATION

de Saint Louis-Marie Grignion de MONTFORT

PROPHIL

Il est l'ainée d'une grande fratrie, 18 enfants, ses parents n'étaient pas des gens très fortunés mais n'étaient pas dans le besoin. Très tôt, dès l'enfance, il fut "missionnaire" d'abords auprès de ses frères et soeurs et de ses petits camarades, donnant des sucreries à ceux qui acceptaient de dire le chapelet avec lui. Adolescent, il est déjà épris du Ciel et désire ardemment la sainteté, il dira souvent à ses camarades ce qu'il sera une fois adulte, ses rèves d'aller pauvre dans les terres lointaines afin d'apporter l'Evangile à ceux qui ne le connaissent pas encore. Chez lui, il y avait une grande soif d'apporter et d'établir solidement l'Evangile dans les coeurs, c'est comme ça ............ un feu dévorant le consumait de l'intérieure !

Pour bien comprendre saint Louis-Marie, il faut le replacer dans son époque.......
Malheureusement comme à toutes les époques, l'Eglise est en proie à ses propres tentations de falsifications de toutes sortes de l'Evangile, à ses hérésies. L'une d'elle, était le "jansénisme," doctrine que développait Monseigneur Jansen évêque d'Ypres (1589-1638), qui enseignait que le salut est réservé à ceux que Dieu avait prédestiné à l'avance sans que les œuvres du croyant, tout entaché du péché originel, puissent changer le sort de son âme. Les jansénistes pensaient que certains étaient dès leur naissance, prédestinés soit pour l'Enfer ou soit pour le Paradis, et que de toute manière Jésus n'était pas venu sauver tout le monde mais "un petit nombre, un petit reste". Ils étaient très rigoristes et sévères envers les pécheurs, inculquant un esprit de crainte servile envers Dieu etc ...

Pour dépeindre le tableau de son époque, il faut aussi comprendre que c'était la fin de règne du grand Roi Louis XIV, le roi est vieux et malade, surendetté, les caisses du royaume était au plus bas et la population française souffrait de la misère et de la disette, surtout dans les campagnes où beaucoup de pauvres et gueux se retrouvaient totalement démunis. Saint Louis-Marie comme beaucoup d'autres saint va être touché au plus profond de lui-même de voir tant et tant de pauvres misérables, ses "petits seigneurs". C'est la raison pour laquelle il sera très attentif à leur cri !

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Le cri des pauvres !

Pauvre parmi les pauvres, Saint Louis-Marie possède un charisme qui le pousse a donner sa vie au Seigneur et à son prochain de manière totale, sans retenue, ni fausse modestie. Tel qu'il écrit dans un de ses cantique : " C'en est fait je cours par le monde, j'ai pris une humeur vagabonde, pour sauver mon pauvre prochain ! "

En effet, tout missionnaire apostolique qu'il était, mendiait son pain et son gîte comme un gueux de son époque .... au grand dam de beaucoup de ses confrères qui lui reprochaient de pratiquer des gestes d'un autre siècle, même son ami d'enfance Blain, prêtre lui aussi, lui reprochera, ce choix de vie et trouve qu'il en fait trop ! Nous avons un beau témoignage de cette ami qui sera l'un de ses premiers biographes lors de leurs retrouvailles après quelques années de distance :

D’après Jean-Baptiste Blain, Abrégé de la vie de Louis-Marie Grignion de Montfort (1719).......... après lui avoir parlé de sa grande destruction, (le poison mis dans son bouillon, à La Rochelle) et écouté les remontrances de son ami, il déclara: “...Comme il y a plusieurs demeures dans la maison du Père céleste, il y a aussi plusieurs voies pour aller à Lui. Je les laisse marcher dans la leur. Laissez-moi marcher dans la mienne: celle que Jésus a enseignée par son exemple et par ses conseils... La plus courte... est la plus parfaite pour aller à Lui.”

Pour justifier les singularités dont on l’accusait, il répliqua “que s’il avait des manières singulières et extraordinaires, c’était bien contre son intention; que, les tenant de la nature, il ne s’en apercevait pas, et qu’étant propres à l’humilier, elles ne lui étaient pas inutiles; qu’au reste il fallait s’expliquer sur ce qu’on appelle “manières particulières et extraordinaires”, que si l’on entendait par là des actions de zèle, de charité, de mortification et d’autres pratiques de vertus héroïques et peu communes, il s’estimerait heureux d’être en ce sens singulier, et que si cette sorte de singularité était un défaut, c’était le défaut de tous les saints; qu’après tout on acquérait à peu de frais dans le monde le titre de singulier et qu’on était sûr de cette dénomination pour peu qu’on ne voulût pas ressembler à la multitude...”

C’est que le radicalisme évangélique de Louis-Marie était ressenti comme une leçon et un reproche. Son souci principal, essentiel, qui bousculait le monde, c’était le salut de ses frères, de tous ses frères... Il n’était ni violent, ni sectaire : il était simplement logique avec sa foi et avec l’amour de Dieu qui lui brûlait le cœur.

Comme saint François d'Assise, Louis-Marie embrassa et choisit "Dame pauvreté," dès qu'il quitta la maison familial à l'âge de 20 ans, et lui sera fidèle jusqu'à la fin de ses jours. Cette grande Dame pauvreté l'embrassera très fort et le prendra dans ses bras, lui faisant goûter ses fruits précieux, comme à ceux et celles qui savent s'abandonner à ses charmes. Il quitta Montfort et son pays natal, pour aller à la capitale, il choisit de partir à pied en mendiant son pain et son gîte, échangeant même ses beaux habits avec ceux du premier gueux rencontré et distribuant l'argent aux pauvres que sa famille lui avait donné ..... et le voilà comme un gueux sous le regard de Dieu et le restera pour toujours ! Même à Paris, il choisira le séminaire le plus pauvre et sera obliger de mendier et travailler pour subvenir à ses besoins et à ses études. Il prend le partis de la pauvreté et des pauvres, ce sera pour lui une ligne de conduite constante et définitive !

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Une charité parfaite et charmante

Il est tellement proche des pauvres, qu'eux-mêmes le reconnaissent comme l'un d'entre eux, souvent Louis est pour eux un grand défenseur et protecteur, ses contemporains l'appellent "le bon père de Montfort".
Je vous invite à aller à la page BIOGRAPHIE et cliquer sur le chapitre le cri des pauvres et lire ce beau passage à Poitier, particulièrement à l'hôpital, où les pauvres vont réquisitionner saint Louis-Marie pour être leur aumônier et à peine l'avoir repéré, décident entre eux de lui offrir une nouvelle soutane, tellement la sienne, laissait à désirer.

Un évènement merveilleux et touchant est survenu durant la mission de Dinan : Benedetta PAPASOGLI édition BELLARMIN « L'homme venu du vent » Page 259-260,

........ C'est le soir, Dinan se repose. Sur le pavé des rues, l'écho des derniers pas s'éteint, aux façades des maisons les dernières fenêtres se sont fermés. La tour brune de l'horloge liée au souvenir d'Anne de Bretagne a peut-être tinté l'heure tardive, comme pour souligner le silence parfois si profond dans ces petites cités antiques. Même les missionnaires ont finis leur journée chargée. Seul Louis de Montfort est encore par les rues. Il retourne à la maison, …..Soudain, il entrevoit dans l'ombre une forme humaine gisant par terre ; il perçoit un gémissement. Un frémissement le secoue. Il se penche sur le pauvre découvrant un visage rebutant dévoré par la lèpre. Le chroniqueur raconte : « Il n'attendit point que le malheureux lui demande secours, il lui parla le premier.» Que faire, vu l'heure tardive ? Louis soulève l'homme et se dirige vers la maison des missionnaires, son pas résonne plus lent, plus pesant sur le pavé. Le portier dort profondément et les coups répétés à la porte ont du mal à le réveiller. Alors, dans la noirceur, une supplique frémissante se lève, un cri dans lequel est tout le cœur de Louis GRIGNION : « Ouvrez.....ouvrez à Jésus-Christ ! » Quelque voisin se sera peut-être éveillé en sursaut, en entendant cette voix qui déchire le repos et les ténèbres. Finalement un grincement de verrou et un soupir de soulagement de la part de Louis.… Cette nuit, l'homme défiguré par sa triste maladie dormira dans le lit du Père de Montfort. Quel beau témoignage nous donne ce prêtre qui aime tant les pauvres !

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Louis-Marie choisi par Dieu

On se rend compte que même pour ses proches, Louis GRIGNION reste un mystère et que dire de ses maîtres et supérieures ? Ceux de saint Sulpice messieurs l'Abbé Brenier directeur du Petit Séminaire et surtout l'Abbé Leschassier qui sera son confesseur. Précisément, Louis sera pour eux un casse-tête, ne sachant quoi faire avec lui, tellement il se démarque de la norme, non pas grossièrement mais il a des manières si singulières de faire et d'être qui vont les exaspérer, à tel point qu'ils ne vont rien lui épargner pour l'humilier, afin de le ramener à un comportement plus normal et plus conformiste, le tailler selon leur vision.

Cette gêne récurrente face à cette personnalité singulière, on la retrouvera chez beaucoup de personnes qui ont eu la chance ou la malchance de le rencontrer, et ce, jusqu'à la fin de sa vie, comme si le diable savait à qui il avait à faire et cherchait toute personne comme allié afin de l'écraser, le décourager, et l'arrêter ...... mais ce sera chose vaine, puisse qu'il en a accepté déjà à l'avance, la sentence, avec grand honneur et constance ....... rien, ni personne ne pouvait le déstabiliser! Des calvinistes l'empoisonneront à la Rochelle, parce qu'il faisait trop de conversions chez les protestants qui revenaient à l'Eglise catholique. Il n'en mourra pas mais son corps sera très affaibli, ce qui l'achèvera deux ans plus tard à Saint Laurent ! Mais croyez-vous qu'il arrêtera pour autant, absolument pas! Il continuera jusqu'au bout, jusqu'à ce que son corps ne puisse plus tenir debout, là, il mourra. Il avait une force et un enthousiasme miraculeux, hors norme, si l'Esprit-Saint ne soutenait pas son esprit, alors il se serait retiré de sa course. Il était mu par l'Esprit-Saint !

C'est un homme qui dès le bas-âge fut attirée par Dieu et la Sainte Vièrge Marie, il marchait sous leur regard, et cette attirance ne cessera jamais, ni ne diminuera pas et cela jusqu'au dernier souffle. Bien au contraire, cette attrait pour Dieu, augmentera, s'approfondira. Chez lui, point de ténèbre, point de période où la religion a été mis en retrait, ce qui faisait doutaient ses supérieurs. Louis Grignion devait être comme "tout le monde", alors il essuiera tellement de railleries, de réprimandes à cause de son air béat, toujours décalé et toujours absorbé en Dieu, mais lui tout naturellement, trouvait cela normal et ne s'embarrassait point de ces petits désagréments, à ses yeux, si utile à la réparation de ses nombreux péchés ! En lui, point de doute, point de ténèbres, point de sécheresse, point d'hésitation. Dieu l'attirait à Lui et lui y répondait si éloquemment, sans retenue, sans respect humain, son être et sa structure mentale sont fondés sur ce mouvement intérieur, une grande histoire d'Amour avec le Seigneur, ce qui fait de lui un grand et vrai mystique chrétien ! Il était épris de Dieu comme personne ! Il signera ses lettres comme d'un sceaux, Dieu Seul, tout un programme et une posture spirituelle qu'il gardera jusqu'au bout ........... Quelle grâce, n'est-ce pas !

C'est une posture remarquable chez ce saint, mais que ces contemporains n'avaient pas saisi, il fut tellement écraser, humilié, diffamé, incompris et reçu pleins d'autres attaques de toutes sortes que même ses ennemis en étaient effarés ! Cette paix, cette constance est de l'ordre du miracle! Le père de Montfort était un vrai paradoxe et une énigme vivante pour ses contemporains ! Qu'un homme puisse autant encaisser tellement d'opprobres et rester la tête sereine et l'esprit toujours joyeux et libre, c'en est curieux et rare, donc impossible ! Ce qui rendait ces contemporains, dubitatifs en face d'un personnage comme Louis-Marie. Mais Jésus ne l'a t'il pas proclamé ? "Heureux ceux que l'ont persécutera à cause de moi !" Il nous a promis cette Paix que rien ni personne ne pourra nous ravir, si nous devenons Ses amis !

Tout cela lui donne raison et constitue une preuve, qu'il ne pouvait singer la sainteté et qu'il l'avait réellement développée au fond de son coeur. Mais Dieu lui octroya une grâce exceptionnelle, la grâce du martyr, il cherchait en tout temps et en tout lieu, l'occasion d'honorer Dieu et toujours prêt à s'offrir et Lui prouver son amour.

Plus les hommes le frappaient et l'humiliaient, plus Dieu le soutenait par sa grâce !

Lorsque Dieu se choisit une âme et l'attire à Lui avec véhémence alors celle-ci se trouve forcément en décalage avec les autres mais sans rompre la charité. Dieu n'a pas pris Louis-Marie pour Lui tout Seul mais, a comme "possédé" son âme tout en le laissant libre au milieu des hommes ......... En avait-il conscience ? Oui, et il ne s'en embarrassé pas pour autant. Au contraire, cela lui donnait une liberté et une joie indicible qui le rendait audacieux et téméraire dans beaucoup de circonstances, pour défendre l'honneur de Dieu et la sainteté de sa créature.

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Un zèle et une audace missionnaire hors norme !

Physiquement parlant, il était assez grand, fort, imposant, tout son être était taillé pour cette emploi de missionnaire populaire, prédicateur, réformateur, avec des capacités intellectuelles au dessus de la moyenne ...... des dons artistiques réels, bref beaucoup de qualités humaine ! Ce qui faisait de lui, un être à part, supérieur, géniale, un génie de la sainteté, un expert en spiritualité, un prédicateur hors norme qui savait, toucher et remuer les coeurs. Chez lui, aucune concession avec le péché, il faut tout faire pour rechercher dans notre vie la sainteté, sinon nous ne pouvons plaire à Dieu ! La miséricorde, oui, bien sûr mais avec la ferme intention de s'éloigner de ce qui fait tomber dans le péché qui attire sur nous la damnation .... soit nous voulons devenir des êtres de lumière, des enfants de Dieu, les prédestinés, ou bien des alliés du Diable, les réprouvés, ceux qui s'enfoncent dans le péché et s'y installent. Avec Saint Louis-Marie, il n'y a pas de demi-mesure, il faut choisir ! Dieu envoie ses chiens qui aboient et montrent les dents prêts à nous mordre si nous nous éloignons du troupeau qu'Il veut rassembler. Saint Louis-Marie fait parti de ses chiens et prophètes prêchant et nous exhortant à nous tourner vers Dieu et à nous convertir car sans une vraie et bonne conversion, notre religion est entachée d'hypocrisie que Dieu a en abomination !

Un exemple parmi tant d'autres : un jour, prenant avec lui l'Abbé Desbastieres et sans rien lui dire l'emmena dans une maison de prostitution afin de ramener à Dieu quelques pauvres créatures, ils entrèrent dans la maison et dans une pièce où ils trouvèrent plusieurs personnes dans une orgie diabolique, saint Louis-Marie fit irruption, s'agenouillant au milieu d'eux, se mit en prière et aussitôt la stupeur envahit les coeurs de voir deux ecclésiastiques dans cette pièce, tous fuirent prenant leurs habits mais seule une prostituée resta comme pétrifiée par la grâce et accepta la conversion que saint Louis-Marie était venue apporter à toutes ces pauvres âmes.

D'autres évènements comme celui-ci dénotent chez ce saint une psychologie au-dessus de la moyenne, c'est impressionnant ! Lorsqu'on lit sa vie, on reste ahuri de voir l'audace démesurée, expression d'un amour zélé pour son "pauvre prochain", toujours prompt à le remettre sur le "droit chemin". Quelle force ! Quelle audace ! Cela lui donnait souvent l'occasion de mettre sa vie en danger de mort, plusieurs fois menacé de se faire passer l'épée au corps. Il fut mis en prison à deux reprises, tabassé, humilié, calomnié, essuyant des injures et ce, de la part même de confrères etc ..... On reste interloqué devant tant de mépris et d'assauts contre lui à cause de son immense zèle. Mais il faut aussi compter dans le panorama de ses persécutions, la réaction du Diable et de ses suppôts qui voyant tant d'âmes lui échapper et revenir à Dieu, faisait tout pour lui barrer la route, soit physiquement, soit moralement ou spirituellement et affectivement. Donc sans surprise, le monde et l'enfer s'étaient ligué contre lui car dans plus de 4 diocèses, il fut rejeté et congédier, suite à d'innombrables plaintes. Son crime ? Remettre les chrétiens sur la voie de la sainteté. Il dérangeait et bousculait tout le monde, personne n'était à l'abri de son influence. Beaucoup de ses confrères confinés dans une vie toute réglée et surtout sans déranger qui que se soit surtout pas eux, allèrent se plaindre à l'Evêque et celui-ci cédait à leur malheureuse voix. Saint Louis-Marie était tellement imbibé de la grâce divine que lors de nos rencontres avec lui, notre âme, jubilait de joie et percevait chez lui un homme de Dieu ou bien on se sentait mal à ses côtés, révélant chez nous des "liens mauvais" enfouis au plus profond de nous-mêmes.

 Encore un exemple : dans un quartier de NANTES où les démons avaient pris complètement le contrôle, on parlerait aujourd'hui d'un squat où prostituées, drogués, voleurs et bandits auraient élus domicile sans que personne ne puisse passer ou aller s'il ne faisaient pas partis de cette bande diabolique. Et personne ni les autorités, ni les ecclésiastiques, personne ne savaient quoi faire pour en arriver à bout et rendre ce quartier à la civilisation. Saint Louis-Marie, donnait une mission à côté de ce quartier, alors les choses allait changer ....... Il pria toute la nuit, jeûna et se mortifia pour dire aux diables que l'heure étaient venue de partir de ce quartier. Dès l'aube, armés de ces plus beaux ornements ecclésiatique, avec quelques fidèles passèrent au milieu d'eux en procession chantant et priant le rosaire jusqu'à voir les uns après les autres détallés et ne jamais revenir, puis ce quartier fut un lieu bénit et on édifia un hôpital, accueillant les pauvres et malades afin de soulager la misère de tant d'hommes et de femmes ....

Voilà, c'est aussi surréaliste que vraie, c'est la force de la piété lorsqu'elle est vécu sans concession avec la disgrâce ....... Avec saint Louis-Marie, le péché et ses oeuvres reculent et la vie grandit dans les coeurs. Soyons comme lui, sans concession avec le Mal qui ronge nos coeurs et nous rend serviles du Mal et des diables .... soit nous sommes des êtres de lumière et de vie, soit des êtres avec tellement de liens cachés que nous défigurons tout ce que nous touchons, soit nous sommes en devenir des saints , soit des chrétiens morts en chemin, des "fantomes de chrétiens" .... Soit nous sommes complice du Diable et de ses oeuvres, des réprouvés, soit des enfants de Dieu, travaillant avec la grâce, des prédestinés.

Pour illustrer au mieux le zèle extraordinaire de cette apôtre, on ne pouvait pas omettre de citer cet évènement qui constitue un moment illustre de sa vie :   "L'Affaire du Calvaire de Pont-Château !"

 En 1709, Louis-Marie arrive à Pont-château, il a une inspiration qui le dévorait de l'intérieure depuis longtemps, il veut construire un Calvaire monumentale et y faire un sanctuaire. Il a trouvé le lieu, Il trouve les gens qu'il faut pour la réalisation de ce grand projet, qui va durait 16 mois. Sans plans et sans budget, le voilà qu'il lance les travaux, il trouvera au fur et à mesure ce dont il a besoin, ce n'est plus un débutant, il a de l'expérience : au début Louis-Marie est présent tous les jours, ensuite sa présence sera espacée car il n'a pas arrêté pour autant les missions alentours. La structure et un plan précis de l’œuvre se dessine, lorsqu'il n'est pas là, il donne les instructions à plusieurs responsables, il se révèle être un génie créateur et meneurs d’hommes hors norme. Voyons l'ambiance qui y règne. Page 296, Le père de Montfort a parcouru le pays et les campagnes comme une rafale et, au matin, il arrive de voir des processions d'hommes se diriger vers le lieu désigné avec des chariots tirés par des bœufs et avec les outils qui serviront au travail. De jour en jour, le ferment devient plus étonnant; Louis a réussi à transmettre la pensée de son cœur au cœur du peuple. Non seulement les travailleurs des champs, mais des familles entières, des chefs de famille et des enfants, puis « des Messieurs et des Dames de qualité, et même plusieurs prêtres » se laissent prendre par la fièvre. Rappelons que l'hiver était rude, entraînant misères et disette. Page 297 Mais le pain quand il est partagé fraternellement, ne manque pas. Les traditions racontent qu'il se multiplie prodigieusement dans les huches demeurées vide à cause d'un acte de charité. Jeanne Guigan, un témoin privilégiée qui n'a jamais rien refusé au Père de Montfort, ne verra sa huche jamais se vider malgré le nombre de bouches affamées qu'il fallait nourrir chaque jour. Les gens chantaient, priaient, tous étaient d'un seul cœur avec le Bon Père de Montfort mais le plus grand miracle, ne sont pas tous ces prodiges qui se faisaient ici et là mais va se trouver dans l'épilogue de ce « drame » car un Calvaire créé par le Père de Montfort n'est pas un monument quelconque ou sans fondation solide.

Le Diable et ses suppôts vont taper fort, car l'affaire du Calvaire de Pont-Château va remonter jusqu'aux oreilles du roi Louis XIV, lui décrivant défavorablement la scène et l'extravagant prêtre illuminé qui a construit un Calvaire monumentale qui pourrait se transformer en véritable forteresse pour les envahisseurs anglais ! Louis le roi, vieillissant et malade ne cherchant pas d'autres enquêtes ordonna tout simplement l'ordre de détruire le Calvaire de Louis le prêtre ! Les travaux ont duré de mai 1709 à août 1710, la date de la bénédiction est fixé le 14 septembre, Page 299 fête de l'exaltation de la Croix. Le 13 septembre, vers quatre heures de l'après midi, Louis reçoit une dépêche de l'évêque qui lui défend de procéder à la bénédiction du calvaire le lendemain. Louis-Marie part pour Nantes et l’Évêque lui confirme qu'il n'y a rien à faire que c'est un ordre direct de la cour et qu'il venait de recevoir l'ordre de le détruire. Mais comment expliquer à tous gens, à tout le peuple qui avait mis tant d'enthousiasme et d'énergie que maintenant il faut détruire cette grande Œuvre ? Et ce miracle va se produire, Louis-Marie va réussir à les convaincre et accepter cette épreuve non comme un échec mais une preuve et un signe d'un grand amour de Dieu : il se met à genoux et devant tous, il déclare (comme il l'avait fait naguère à Poitiers dans une occasion similaire) : « Plantons la croix dans nos cœurs, elle y sera mieux placée que partout ailleurs, Dieu soit béni ! »

Tout cela dénote une grâce exceptionnelle et particulière, bien plus qu'un saint il fut un prophète avec un message précis : il annonce une grâce mariale toute particulière pour l'avenir de l'Eglise et de sa sainteté ....... mais la suite vous la trouverez en poursuivant votre lecture dans la rubrique SPIRITUALITE.

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SPIRITUALITE

  Saint Louis-Marie a une spiritualité très riche et profonde que nous allons exposée ci-dessous. C'est une âme qui a toujours été épris de Dieu, comme je l'ai déjà dit, Dieu a été le chercher dès le berceau et durant toute sa vie, il mettra tout en oeuvre afin de répondre à cette attrait divin. Jamais en lui, on ne trouvera un quelconque doute ou hésitation, c'est une âme droite et qui va directement au but sans bifurquer à droite ou à gauche, aucun péché, aucune faute, aucune erreur grave à signaler. C'est une âme taillé dans le roc, que rien n'impressionnait, que rien ne submergeait, que rien ne brisait... même ses cordes vocales ne l'ont jamais lâché. Il respirait Dieu de manière si naturelle ce qui le rendait un peu curieux et singulier aux regards des autres. Comme si les conséquences du péché n'avaient pas assombris et alourdis son coeur, ce qui le rendait très sensibles aux péchés. Il avait un sens aigue du péché dont il voyait les dégâts dans l'âme de son prochain, comme si Dieu était présent en Lui, il vivait une compassion très chaleureuse envers les pauvres et les petits, tenait tête aux puissants et aux nantis et invectivait contre les pécheurs publique, ce qui lui procurait beaucoup de désagréments. Sa Foi et son amour envers l'Eglise était surnaturelle car c'est l'Oeuvre de Jésus-Christ donc il avait un respect et une obéissance surnaturelle envers les serviteurs de Dieu, surtout les évêques. Il n'obéissait pas par complaisance ou par crainte mais parce qu'ils étaient les piliers de l'Eglise, les pasteurs, point. Chez lui aucun sentiment de carriérisme ou quelconques mondanités ou recherches égoïstes mais une recherche acharnée de la volonté de Dieu et de Le servir en toutes circonstances et dans toutes Ses oeuvres...............

Aussi, son comportement envers les jansénistes est remarquable. Pourtant condamné à 4 reprises par le magistère de l'époque, l'hérésie du jansénisme aura infestée l'esprit de beaucoup d'ecclésiastiques de l'époque et saint Louis-Marie aura à subir beaucoup de persécutions justement à cause qu'il ne l'était pas. Toute sa spiritualité et son comportement surtout envers les plus pauvres lui valaient des critiques et guerres secrètes qui aboutissaient à l'exaspération et apportaient des plaintes chez l'évêque. Certains influencés par le jansénisme, le toléraient à peine et n'importe quelle faute à leurs yeux pouvait servir d'alibi à le congédier de leur diocèse. C'est sùr, sa doctrine spirituelle et ses manières étaient à l'opposées de la doctrine et les manières rigoristes des jansénistes. Dès son premier écrit, "l'Amour de la Sagesse" est un traité aux antipodes des thèses rigoristes. Il va utiliser leur vocabulaire et des mots clé comme "prédestiné et réprouvé", la croix, la souffrance, le purgatoire, l'enfer, le péché etc .... mais dans une vision catholique et une mystique profondément miséricordieuse, présentant un Dieu,"lent à colère et plein d'Amour" envers sa créature. Par contre il reçu un soutien réel chez deux évêques de Luçon et de la Rochel qui eux n'étaient pas du tout complaisant avec le jansénisme et qui seront les soutiens concrets envers saint Louis-Marie et ce qu'il restera de son oeuvre naissante après sa mort.

Même si dans un de ses cantiques il écrit qu'il hait le jansénisme, jamais il ne polémiquera sur cette hérésie et lorsqu'il sera en face de prêtre janséniste notoire, il restera respectueux parce qu'il a une vénération de l'état ecclésiastique et qu'il voit Jésus-Christ en personne derrière le prêtre.

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Une mortification continuelle

 

Chez lui, tout était inversé, ce que les hommes détestent par instinct, la pauvreté, les contrariétés, l'humiliation, la souffrance, etc... loin d'être des attributs négatifs, étaient pour lui invitation à s'offrir à Dieu, comprendre que l'on a besoin de Lui et que souvent c'est l'occasion pour nous d'espérer à une vie meilleur et ainsi faire grandir en nous les vertus spirituelles ...... par contre, tout ce que les hommes, aiment et recherchent, la distraction, les jeux, les bals, la bonne chair, la jouissance, les plaisirs, la renommé, le pouvoir, la réussite etc ... Louis-Marie les repoussait de tout son être parce que tout cela pouvait être source d'un mal-être absolue, trop souvent cela pousse au péché, à l'égoïsme, à la paresse, à l'inconstance, à la trahison, à la stagnation, à l'enferment etc......... les seigneurs, les riches, les nantis de l'époque étaient pour lui, "ses fermiers, ses serviteurs" et les gueux, les pauvres, les misérables, étaient pour lui Jésus crucifié, "ses seigneurs" ..... La vraie mortification n'est pas faire violence à son corps pour une quelconque performance mais bien acquérir assez d'amour pour réfréner la rancoeur que le prochain nous procure par son attitude désagréable, et lui garder respect et amour, malgré tout, afin d'imiter et d'honorer notre Seigneur Jésus. Ce qu'il a écrit dans son "Traité de l'Amour de la Sagesse éternelle" constitue toute sa vision de la vie sous le regard de Dieu et une imitation de Jésus-Christ, son Maître. On pourrait croire que saint Louis-Marie comme beaucoup d'autres saints, est masochiste, doloriste etc ... qui a un regard trop sombre de la réalité, de la vie ....... pour un mondain et un "jouisseur" certes mais pour une âme spirituelle certainement pas bien au contraire .......!

Un jour dans un village où l'attendaient une communauté de prêtres pour y faire une mission, sans prévenir et sans s'embarrasser de leur réaction, il enquêta discrètement auprès de certains afin de demander l'hospitalité au plus pauvre du village, ce qui fut fait ......... on imagine la stupeur et les sentiments mélangés des confrères apprenant qu'il logeait chez un tel sans se présenter chez eux, sûrement que leur luxueuse maison n'était pas au goût du père de Montfort ...... Quelle prédication par l'exemple ! Et ces bons prêtres piqués au vif dans leur amour propre, vont faire à notre prédicateur un accueil à la hauteur de leur humiliation durant toute la mission, à sa plus grande joie ......

Dans une autre paroisse, où les gens l'ont bien accueilli et étaient tous admiratif et généreux avec lui, commençait à ressentir un malaise intérieur et confia au père Jean-Baptiste qui l'accompagnait, son dessein de partir d'ici ....... mais celui-ci, étonné, lui rétorqua que les gens l'aimait bien ici et que pour une fois, il n'y aurait pas de problèmes ...... et après beaucoup d'instances du père Jean-Baptiste, le père de Montfort accepta de rester mais s'exclama d'un grand soupir : " Pas de croix, quelle Croix ! " Ce cri du coeur de notre saint témoigne de la profondeur inouïe de sainteté à laquelle il vit ! Si tout va bien ici, c'est que les démons sont tranquilles tout se déroule selon leur plan ...... mais lorsqu'ils commencent à fomenter toutes sortes d'oppositions : c'est qu'ils ont beaucoup à perdre .... " Qui peut comprendre, qu'il comprenne !" Saint Louis-Marie est un guerrier, un soldat de Dieu, il ne combat pas les impurs contre les purs, les pécheurs contre les justes mais contre ceux qui ne veulent pas se convertir et s'opposent à Dieu et les pauvres pécheurs qui font tout pour se convertir et cherchent de toute leur âme à plaire à Dieu.

Voilà le père de Montfort dans toute sa splendeur, une mortification tant corporelle que spirituelle lui procurait une liberté totale, il allait droit au but sans compromis, sans sentiment partisan ou idéologique, il prêchait en chaire mais aussi par sa chair et il n'avait que faire de la réaction des autres car leçon il donnait, à nous de la saisir ou pas !

D'où lui venait elle cette mortification continuelle ? Il y a quelques uns qui ont essayé de le "psychanalyser", disant qu'il avait cette mortification due à son éducation par rejet de l'argent, de la mondanité, etc ... si c'était le cas saint Louis-Marie aurait présenté des symptômes d'obsessions et de masochismes exacerbés, mais chez lui point de tout cela, il faut plongeait avec lui dans sa grande et profonde contemplation de Jésus crucifié.

Pour comprendre ce renversement des "valeurs", il faut se pencher sur le mystère de la Croix. Nous sommes ici-bas que pour une seule chose : connaître et aimer Dieu afin de se préparer à vivre éternellement en Sa présence. Si votre coeur est encore en suspicion par rapport à ces êtres qui se sont laissés imprégner de la grâce de Dieu et que tout votre être répulse face à leurs témoignages, c'est que votre coeur n'est pas encore entré dans la Vie ! Loin d'être des dépressifs obsessionnels, les saints sont des êtres éveillés, qui ont dépassé l'attrait si touchant des beautés trop terrestres et caduques pour ne s'attacher et ne rechercher que les Beautés spirituelles qui nous entraînent vers la Vie éternelle !

Je vous invite à aller dans la présentation de son bel écrit : "Lettre aux amis de la Croix !" à la page  SES ECRITS

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HOMME D'EGLISE

Saint Louis- Marie avait un sens aigue et un amour de prédilection pour l'Eglise et son peuple, comme sainte Jeanne la Pucelle, l'Eglise et le Christ, c'est tout un, point ! Vous me direz c'est normale, venant d'un prêtre, oui en théorie mais cela n'est pas vrai dans les faits. Beaucoup trop d'ecclésiastiques malheureusement ne donnent pas cette impression ... Saint Louis-Marie honore celle-ci par toute sa vie, il est profondément un homme d'Eglise, malgré les persécutions, la dureté de coeur de la part de certains Evêques ou ecclésiastiques, l'incompréhension de beaucoup de ses confrères, la trahison de proches, la calomnie qu'il essuyait sans état d'âme de certains qui le diffamaient, le renvoi humiliant et un revers de son directeur spirituel, le père Lescassier etc ...... jamais il n'eu un mot de reproche envers qui que ce soit, seulement quelques questionnements et interrogations concernant certaines réprimandes qu'il ne comprenait pas mais jamais, la colère n'a envahie son coeur et jamais une envie de vengeance ou rancoeur ne s'installait en lui ...... rien que cela fait de lui un véritable saint, un être admirable !

Il ne conçoit pas l'Eglise comme une communauté fermée sur elle-même à la manière d'un parti politique qui lui donnerait de bons points et une ligne directrice qu'il devrait respecter, il était profondément, un homme d'Eglise et cela lui procurait une liberté totale. Pour lui, l'Eglise appartient d'abords à Jésus-Christ qu'Il a créée mais il était totalement soumis à Celle-ci dans sa constitution et dans son "Dépôt de la Foi", dans sa doctrine et commandements qui en découlent, ses Dogmes ...... Il n'était pas progressiste dans le sens qu'il voulait réformer l'Eglise mais voulait apporter et injecter dans le coeur des chrétiens, la lumière que le Seigneur lui avait octroyée. Il rêvait depuis sa plus tendre jeunesse d'aller pauvrement apporter l'Evangile aux Canada, aux indiens d'Amériques comme beaucoup de jeune prêtres de son époque. Il décide de partir à Rome rencontré le Pape et lui demander un ordre de mission pour partir aux Amériques.

Le 06 juin 1706 Louis-Marie est au pied du Pape Clément XI.

Benedetta PAPASOGLI édition BELLARMIN « L'homme venu du vent » Page 235-236, ......... selon les témoignages des contemporains. Louis est donc aux pieds de ce pape, humble seigneur au regard accueillant, et il tremble de révérence. Il fixe son regard plein de foi sur la figure du pontife : « Il croit voir Jésus-Christ Lui-même en la personne de son vicaire ». Il expose en latin le motif de sa venue, résumant en de brèves paroles émus et haletantes son histoire, ses désirs ardents, sa disponibilité. Le Pontife écoute et mesure en lui-même la stature de cet homme qu'il ne connaît pas. Subit il « le charme de la sainteté » du prêtre breton ? Se méfie t-il de l'apparence « un peu exalté » de ce pèlerin ? Le dialogue se continue en français et Clément XI se montre paternel. Il interroge Louis, lui permettant de s'étendre longuement sur la dévotion mariale, sur la forme qu'il donnerait à la mission, sur ses projets de fondation. Et en même temps, il pense aux diocèses de France, de cette terre difficile que le courant gallican éloigne de Rome et que le jansénisme ronge dans sa foi et sa fidélité.

Claire et François GOUSSEAU, édition Pierre TEQUI : « Un prophète de l'Espérance, Saint Louis-Marie GRIGNION de MONTFORT » Page 52, Il expose au Saint Père sa situation, ses déboires, mais surtout l'objet de ses continuelles pensées. Il ne peut s'empêcher, « vue la nécessité de l’Église, de demander continuellement, avec gémissements, une petite et pauvre compagnie de bons prêtres qui, sous l'étendard et la protection de la Très Sainte Vierge, aillent de paroisse en paroisse, faire le catéchisme aux pauvres paysans, aux dépens de la seule Providence ». Mais il est prêt à abandonner ce dessein, si le Pape juge préférable de l'envoyer vers les missions lointaines. Louis attend la réponse d'une âme sereine. « L'homme venu du vent » Page 236, …. la réponse du Pape remplit le silence : « Vous avez, Monsieur, un assez grand champ en France, pour exercer votre zèle; n'aller point ailleurs, et travaillez toujours avec une parfaite soumission aux évêques dans les diocèses desquels vous serez appelé : Dieu, par ce moyen, en donnera bénédictions à vos travaux »......... Il confère à Louis le titre de « missionnaire apostolique », ( c'est dire qu'il n'est rattaché à aucun diocèse mais soumis aux évêques, il travaillera au renouvellement de toute la chrétienté ).

Pour saint Louis-Marie, Dieu a parlé par la bouche de Clément XI. Déçu, alors qu'il pensait partir vers les terres lointaines ? Pas du tout, Louis-Marie rentre chez lui en France, le cœur joyeux et déterminé, direction, le Mont Saint Michel, remettre sous la protection du grand Archange Saint Michel, sa nouvelle mission française, car il sait que le combat sera dur et sans pitié. Confirmer dans sa vocation par le Pape lui-même, il s’en va le cœur léger et libre plus que jamais !

Louis jusqu'au bout, vivra dans une "parfaite obéissance" aux évêques chez lesquels il travaillera .... durant sa courte vie missionnaire, dix années incessantes bien réglées, il essuiera au moins 4 condamnations et rejets de leur part totalement injustes, sous la pression de certains mais jamais il n'en tiendra rigueur. Ils savait que les véritables ennemis de Dieu sont le Diable et ses suppôts, non les hommes qui souvent sont trompés par eux, alors intraitable avec le Diable et ses oeuvres, il est extrêmement compréhensif envers ses frères humains, surtout les plus pauvres d'entre eux. Le vrai combat est contre le Diable et non les hommes auxquels il pardonnent tout, car souvent "Ils ne savent pas ce qu'ils font !" Il ne combattait pas les jansénistes mais le jansénisme.

Pour guérir la blessure que ces bons chrétiens mais "jansénistes", infligeaient à l'Eglise, Dieu, à travers le Pape Clément XI confirma la vocation de ce prêtre breton et renvoya Saint Louis-Marie dans sa patrie. C'est comme si le Seigneur, à la manière d'un médecin, inocula un vaccin, car le Pape a du pressentir au contact de jeune prêtre un antidote à cette plaie. Il est évident que sa spiritualité était aux antipodes des thèses jansénistes et de ses conséquences rigoristes. Saint Louis-Marie prêche un Evangile de la Miséricorde sans faire fi de la Justice, il parlera à la manière de Saint Vincent FERRIER les "fins dernières", du Purgatoire, de l'Enfer mais aussi du Paradis, il sera intraitable avec le péché mais d'une délicatesse et une ingéniosité extrème envers une âme qui se convertit. Son génie débordera jusqu'à l'irrationnelle, ......

Juste un petit exemple :

   Durant une mission, un homme possédé par le diable, venait tous les jours l'insulter et le défier jusque dans l'église où il prêchait et saint Louis-Marie, d'une maîtrise absolue, gardait son calme et lui demandait de ne pas proférer des insanités par respect pour la maison de Dieu et ce pauvre homme, tous les jours, venait le harceler. Un jour, même scénario, mais là l'homme se mit à cracher sur le sol de l'église et Louis-Marie, d'un seul mouvement, s'agenouilla et lécha les crachats un à un de ce pauvre pécheur et cela, jusqu'à la sortie mais l'homme, même dehors continua à insulter Dieu. Alors Saint Louis-Marie sous l'impulsion de l'Esprit se jeta dans la bout qui se trouvait devant eux en demandant pardon pour l'offense que ce pauvre homme avait proféré. Et aussitôt, l'homme se mit à genoux et demanda pardon ! Voilà la sainteté de Louis-Marie GRIGNION de MONTFORT ! Bien d'autres évènements comme celui-ci sont présentes dans sa vie car il vivait sous la motion de l'Esprit, il pouvait dire comme le grand saint Paul : " Non, ce n'est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi !"

Mais voilà : au delà de la sainteté de Saint Louis-Marie, le Seigneur adresse un message à son Eglise.

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UN PROPHETE

Le comportement bizarre, les "manières" si singulières de ce saint, exaspéraient certains de ces contemporains et interpelé même ses proches et amis; pour ses détracteurs à la vue courte, c'était le signe d'un déséquilibre psychique évident mais les plus magnanimes s'interrogeaient devant cet énergumène tout en le tolérant. Tandis que la plupart le rabaissait autant qu'il pouvait, Dieu le "comblait" de grâce, ils n'avaient pas compris que Dieu l'avait mis à part afin qu'il soit le réceptacle d'une belle et bonne Nouvelle, non d'une nouvelle qui viendrait se rajouter à la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, car tout est dit dans les Evangiles mais Dieu à travers ce saint nous donne une "intention divine de projeter une lumière pour notre temps" afin de permettre à beaucoup de catholiques de rester fidèle dans la Foi pure et sans mélanges car l'Eglise durant les temps qui sont les nôtres, subit une grande épreuve, "une épreuve de falsification de la Foi" : de tout temps l'Eglise reçoit des attaques de toutes sortes, extérieures comme intérieures qu'il faut discerner à chaque époque donnée, les déceler, les définir, en voir les conséquences concrètes enfin y apporter des remèdes ...... !

( Jean 18-37 ) Jésus répondit: « C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la Vérité. Tout homme qui appartient à la Vérité écoute ma voix.»

  La spiritualité de saint Louis-Marie et surtout son témoignage, peuvent certainement et fermement nous attacher au Seigneur car il nous aidera par son intercession et la Lumière que Dieu lui a confiée, à proclamer. Sa spiritualité est certainement un véritable réconfort à la dépression qui caractérise notre époque si agitée. Avec lui, pas de compromis coupables et mondains cachés qui alourdissent notre marche vers notre propre sanctification, notre sainteté.

  Il est, comme le Pape Clément XI l'avait décelé, un antidote aux maux spirituels de l'Eglise, saint Louis-Marie est un maître spirituel vigoureux pour la mission mais avec une douceur et une miséricorde angélique envers son prochain ....... chez lui, aucun rigorisme, aucunes brutalités sauvages, aucunes colères incontrôlées etc ... mais une maîtrise de soi en face de l'adversité et une compassion remarquable envers les pécheurs, surtout envers les plus pauvres, les gueux, ses seigneurs. Il est la "force de la douceur !" : force pour s'opposer au péché et douceur pour exhorter les pécheurs au repentir et à la conversion.

Il n'y a qu'à écouter la description qu'il fait de ces fameux "Apôtres des derniers temps" qui se trouve dans son " Traité de la Vraie Dévotion " extrait :

B. Nécessité de la Dévotion à Marie particulièrement  dans les derniers temps.

59. Enfin, nous savons que ce seront de vrais disciples de Jésus-Christ, marchant sur les traces de sa pauvreté, humilité, mépris du monde et charité, enseignant la voie étroite de Dieu dans la pure vérité, selon le saint Évangile et non selon les maximes du monde, sans se mettre en peine ni faire acception de personne, sans épargner, écouter ni craindre aucun mortel, quelque puissant qu'il soit.
Ils auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu. Ils porteront sur leurs épaules l'étendard ensanglanté de la Croix, le crucifix dans la main droite, le chapelet dans la gauche, les sacrés noms de Jésus et de Marie sur leur cœur, et la modestie et mortification de Jésus-Christ dans toute leur conduite. Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans. " Quand et comment cela sera-t-il ? … Dieu seul le sait :"c'est à nous de nous taire, de prier, soupirer et attendre.

  Eh bien trois siècles après, je pense que c'est le moment, c'est comme si Marie répondait à la question posée par saint Louis-Marie. Déjà à la Salette et aussi ...... à Fatima où elle dit : " Il ( Dieu ) veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. A celui qui l’accepte, je promets le salut et ces âmes seront aimées de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son Trône.
Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. "

A travers Saint Louis-Marie, la Sainte Vierge nous donne un guide magnifique et sûr afin d'approfondir et établir le véritable Règne de Dieu dans les âmes ...... dans la spiritualité de ce saint il y a comme une "plénitude de grâces" qui nous illuminera pour toujours et nous établira sur le trône de la Vérité qui doit triompher sur les ténèbres. Sa spiritualité possède un caractère "prophétique" certain qui ne nous laissera pas dans l'oisiveté ou la dépression ...... si vous êtes résolu à contribuer à établir le règne de Dieu dans votre vie alors imprégnez vous de sa doctrine et bon vent !

Saint Louis-Marie était en avance, un véritable "Apôtres des derniers temps" avec ce fameux "glaive à deux tranchants", il est un "prototype" du parfait missionnaire, aucun pécheur ne lui résistait, il leur tenait tête et cassait, autant qu'il lui était permis, les liens infernaux qui avilissaient les hommes et les rendaient esclaves du démon. Pour cela, il avait un secret merveilleux, que l'Esprit-Saint lui avait octroyé : " le secret de Marie " qu'il confiera à une religieuse et surtout qu'il développera dans son grand " Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge", traité qu'il écrira vers la fin de sa vie qui est une véritable exhortation à la sainteté par ce moyen extraordinaire de la Dévotion mariale qui aboutit à la "consécration de notre personne à Jésus par Marie."

Si vous voulez vous extraire de ce désert spirituel et de ce marasme culturel, prophète des derniers temps, saint Louis-Marie vous invite à venir découvrir cette grande et belle clairière dont il en est le guide. Face à un monde si hostile et allergique à notre Seigneur Jésus-Christ et une église si timorée, il est important que nous aussi trouvions une véritable "retraite" et une vitalité afin de Témoigner du Beau Nom de Jésus. Ce saint, comme saint Jean-Baptiste, est un grand aiguillon pour notre temps, son témoignage et sa spiritualité sont de vrais "vitamines" pour renouveler notre enthousiasme pour l'Evangile, véritable Lumière des hommes ! Ah, je pourrais en parlais des heures et des heures, mais je vous invite à prendre le temps qu'il faudra pour connaître et entrer dans cette spiritualité qui ne vous laissera pas intact ! Allez dans la rubrique : SES OEUVRES, lisez et comprenez, alors vous serez armés contre toutes les embuches du démon et de ses sbires !

Aujourd'hui, l'esprit du monde est fort contre une Eglise affaiblie, ainsi les esprits et les coeurs sont dans un grand désarroi, les empêchant de grandir en sainteté. Aujourd'hui le coeur de la Foi est attaquée par de mauvais pasteurs qui distillent un poison néfaste plongeant les chrétiens dans une confusion sans précédent, mélangeant la sainteté de la Parole de Dieu avec des vues purement humaines, empêchant les âmes de bien discerner où est la vraie vie en Dieu et comment se mettre sur les bons sillons. Bien sûr, cette attaque là, ne vient pas grossièrement mais sournoisement, alors les fidèles, se fiant humblement et sincèrement à leurs pasteurs, suivent des pasteurs aveuglés, déviés, dévoyés, médiocres etc ... et tombent eux-mêmes dans les "trous de la disgrâce" !

Quel malheur !

Prenons un exemple concret d'une dérive scandaleuse sur le sacrement du mariage : le scandale des nullités de mariage

Mac 7-9,13 :

09 Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. 
10 En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
11 Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”,
12 alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ;
13 vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

Comment l'Eglise dit dans le catéchisme que le divorce est une "grave offense à Dieu" et en même temps, en fait la promotion par ses instances des Officialités ? Je connais un homme profondément catholique qui s'est fait déplumer et par sa femme et par l'église, parce que n'aimant plus son époux, cette femme demande une procédure de nullité de mariage ........ alors le père chargé de l'officialité dit à celle-ci de divorcer sans jamais avoir entendu le mari ? Je comprends le désarroi de ce pauvre homme qui se retrouve devant un tel dilemme, d'autant plus que sa femme dit qu'elle a bonne conscience car elle s'appui et obéit à l'Eglise ??? Et lorsque ce pauvre mari demande à l'église de l'aider pour sauver son couple et sa famille, on lui répond que c'est la liberté de sa femme et qu'il doit accepter son sort. Ce pauvre homme m'a confié qu'il croyait que l'Eglise serait un "rempart" contre la folie du divorce mais cela a été tout le contraire. Tous les catholiques soutenaient sa femme parce qu'il fallait respecter SA LIBERTE. ...... Je reste sans voix devant un tel constat ! On voit bien ici une véritable dérive des esprits ecclésiastiques qui d'un côté vous parle de la sainteté du mariage, de ses devoirs et fondements et de l'autre, font tout pour détruire les couples, les familles en difficulté, en les fragilisant encore plus. Comme ils sont incapables de trouver une "solution", ces pauvres ecclésiastiques ont trouvé cet infernal alibi, comme un joker, "d'immaturité" afin de déclarer une "nullité de mariage."

Avec un tel regard si loin de la sainteté du mariage, on aboutit à une pastorale très laxiste et contraire à la grâce sanctifiante, en introduisant des bénédictions de fausses unions adultérines et de faux accompagnements de couples illégaux en leur disant qu'ils ne sont absolument pas "excommuniés" mais que le Seigneur les aiment voire les accompagnent dans leur union adultérine ???? Et personne n'ose rien dire ! Dans quelle bassesse d'esprit sommes-nous tombée ? Si le Seigneur bénit ces unions adultérines, alors, allons jusqu'au bout et marions-les à nouveau et donnons-leur les sacrements ! Ne soyons plus hypocrites ! C'est un sujet très grave que nous reparlerons dans le blog de l'Association : LE PRECURSEUR : " Passes derrière moi Satan car tes pensées ......." dans lequel, entre autre, je parlerais des dérives de certains ecclésiastiques. Malheureusement, le sujet est bien complexe et très grave ...... !

Il faudrait parler de la mauvaise interprétation du Concile Vatican II que beaucoup d'ecclésiastiques ont portée jusqu'à aboutir à des contradictions aberrantes, dans le domaine Interreligieux, œcuménique , liturgique etc .... mais le pire de toutes ces déviations est le manque fondamentale de charité chrétienne qui salit et blesse profondément le Coeur de Jésus ! Malheureusement trop généralisée ! Je ne parle pas de petits gestes fraternels que l'on fait trop facilement pour se donner bonne conscience et que l'on porte en bandoulière mais d'une vraie charité qui prend soin de la vie divine qui coule dans chaque baptisé ! Pour moi, le vrai pasteur est celui qui se soucie de ma vie divine qui doit m'emmener au Paradis avec Dieu et les Saints et les Anges ! Les autres sont des loups et des rapaces, des usurpateurs !

Voilà, la spiritualité de saint Louis-Marie, nous plonge dans le combat "eschatologique", du combat spirituel auquel chacun et chacune doit faire face pour que nous soyons pleinement libre de choisir Dieu ou le repousser ........... car beaucoup de chrétiens disent " Seigneur, Seigneur ! " mais sont dans leur vie ses ennemis ! Comment un prêtre, pédophile ou homosexuel pratiquant, vivant une double vie, peut-il être "ami de Jésus ?" Comment un homme ou une femme marié, vivant dans l'adultère en s'engageant dans une nouvelle union, peut-il ou elle "être ami de Jésus ?" Ce sont de véritables scandales qu'ils faut dénoncer!

Il faut savoir si nous voulons être de simples croyants ou devenir de véritables disciples de Jésus-Christ ! Car croire, c'est facile, croyons-nous comme les diables et les démons ou comme de vrais enfants de Dieu qui écoutons la Voix de l'Epoux et vivons en conformité avec sa Sagesse ? Saint Louis-Marie nous exhorte à la sainteté et nous avertit d'un grand danger si nous ne soucions pas de notre vie éternelle, le Seigneur nous envoie toujours des "chiens de garde" pour être les aiguillons de nos consciences ! Sachons accueillir Ses remontrances et Ses conseils à travers Ses saints et Ses serviteurs ! Marie dit à soeur Lucie de Fatima : " Mon Cœur Immaculé sera ton refuge " Comme Marie était debout en face de la Croix de son Fils Bien-Aimé, Stabat Mater, ainsi restons debout en face de la Passion de l'Eglise mais non pas à côté d'elle mais au coeur et en face de Dieu ! La spiritualité de saint Louis-Marie GRIGNION de MONTFORT nous rendra saint, libre et fort, serein en face du grondement de l'enfer et du monde !
Le Seigneur dit : " Je vous donne ma Paix ! " et bien au travers de cette belle et riche spiritualité, Jésus nous la transmet, à nous d'y entrer !

" Que le monde et l'enfer grondent
Gloire en tous lieux
A la Reine des Cieux ! " 
Cantique 75

Restons ferme dans l'Espérance : la Très Sainte Vierge Marie à Fatima a dit : " A la fin mon Coeur Immaculé triomphera ! "

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